Un immeuble sur la rue Front a été coupé d'électricité

3 aout 2017

Des locataires de l’immeuble situé au 911 rue Front se sont retrouvés à la rue sans préavis. Ils ont été forcés de quitter les lieux puisqu’ils n’avaient pas accès à l’eau chaude et l’électricité.

Le propriétaire était responsable de payer les factures des utilités, mais selon un locataire que nous avons rencontré, mais qui a demandé l’anonymat par peur de représailles, l’argent ne s’est jamais rendu au fournisseur. La Corporation de distribution électrique a coupé l’électricité à l’immeuble au cours des dernières semaines. « Malheureusement, je ne peux pas commenter aucun dossier, ça demeure confidentiel », explique le directeur général de la Corporation de distribution électrique de Hearst, Jessy Richard.

Selon Paul Crawford, conseiller en communication pour la Commission de l’énergie de l’Ontario (CEO), avant que le courant puisse être coupé, une notification doit être remise au client par le fournisseur d’électricité. Dans ce cas, puisque c’est un immeuble, le fournisseur devait mettre un avis dans un endroit visible expliquant que l’électricité allait être coupée.

D’après le CEO, la Corporation de distribution électrique de Hearst a suivi toutes les réglementations en place.

Dans ce dossier, même si le locataire, que le journal a rencontré, avait en sa possession un reçu démontrant qu’il avait payé son loyer, rien n’a pu être fait pour lui. Les locataires ont dû tout simplement quitter les lieux.

« Les factures d’électricité n’avaient pas été payées depuis longtemps, alors le fournisseur a dû couper l’électricité », avance le maire de Hearst, Roger Sigouin.

Le premier magistrat a souligné que la Municipalité n’a pas revendiqué l’immeuble. Pour réclamer un immeuble, ou une propriété, un propriétaire ne doit pas payer ses taxes municipales pendant trois ans. Le journal a été incapable de joindre le propriétaire de l’immeuble.

Aide aux personnes touchées

À Hearst et dans la région, plusieurs organismes sont en mesure de venir en aide à des personnes dans le besoin. Ce genre de situation en est un bon exemple. Les anciens locataires de l’immeuble qui le souhaitaient ont eu droit à de l’aide pour se relocaliser. La recherche d’un loyer demeure une tâche difficile dans la région. Le taux d’inoccupation demeure très bas.

Par Leena Lamontagne-Dupuis