Le vaccin contre le VPH continue de susciter des craintes chez les parents

25 septembre 2017

MONTRÉAL - Vacciner ou ne pas vacciner? Alors que la rentrée scolaire est encore toute récente, plusieurs parents d’élèves de quatrième année doivent maintenant décider s’ils consentiront ou non

à l’injection du vaccin contre les virus du papillome humain (VPH) pour leur enfant, une décision qui continue de susciter craintes et hésitations.

Le programme de vaccination contre les VPH vise notamment à prévenir les cas de cancer du col de l’utérus.

Pour 2016-2017, ce sont 58 429 enfants âgés de 9-10 ans qui ont reçu au moins deux doses de vaccin contre les VPH, selon des données fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). Pour l’ensemble de la quatrième année du primaire, la couverture vaccinale contre les VPH s’est élevée à 73 pour cent chez les filles, proportion identique à celle de l’année précédente, souligne le ministère. Du côté les garçons, pour qui la couverture était offerte dans les écoles pour la première fois l’an dernier, on a observé un taux de 69 pour cent.

L’objectif du MSSS est une couverture vaccinale de 90 pour cent.

Ève Dubé, chercheure et anthropologue à l’Institut national de la santé publique du Québec, souligne toutefois que les cas d’enfants non vaccinés ne sont pas tous des cas où les parents ont refusé la vaccination. Dans certains cas, le formulaire de consentement n’a tout simplement pas été retourné, que ce soit par oubli, en raison de problèmes de littératie chez certains parents qui font en sorte que le formulaire est mal compris, ou encore par manque de temps pour s’informer.

Le vaccin contre les VPH a été testé par les autorités sanitaires du Canada et d’ailleurs dans le monde, qui ont conclu à son efficacité et à son innocuité. Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale de l’Organisation mondiale de la santé a réitéré, au cours de l’été, que le vaccin anti-VPH est «extrêmement sûr».

(La Presse canadienne)