Des proches de militaires morts disent ne pas avoir reçu d'appel de Trump

18 octobre 2017

WASHINGTON - Pour tous les présidents américains, la rencontre des familles de militaires tombés au combat compte parmi les moments les plus poignants de leur séjour à la Maison-Blanche. Quand le président Donald Trump a laissé entendre, lundi, que certains de ses prédécesseurs n’ont pas été à la hauteur de la tâche, ceux qui ont déjà été témoins de ces rencontres émouvantes n’ont pas tardé à l’apostropher.

« Il (Trump) est un animal fou », a lancé sur Twitter l’ancienne chef de cabinet adjointe de Barack Obama, Alyssa Mastromonaco. Les propos tenus par M. Trump dans la Roseraie de la Maison-Blanche, a-t-elle ajouté, n’étaient qu’un « (f*****g) mensonge ».

« La plupart d’entre eux n’ont pas téléphoné (aux familles des soldats disparus) », a dit le président au sujet de ses prédécesseurs. Il a déclaré que M. Obama a peut-être appelé les familles « quelques fois », mais que “d’autres présidents n’ont pas appelé”.

Donald Trump a par ailleurs affirmé qu’il « croyait avoir appelé toutes les familles de ceux qui sont morts ». Toutefois, l’Associated Press a parlé aux proches de deux soldats morts à l’étranger pendant la présidence de M. Trump, qui affirment n’avoir reçu ni lettre ni appel de sa part. La famille d’un troisième soldat tué a dit n’avoir reçu aucun appel du président.

L’Associated Press a joint certaines familles de militaires décédés pendant la présidence de Donald Trump, notamment celle de Christopher Michael Harris, 25 ans, tué au côté d’un autre soldat dans une attaque suicide en Afghanistan, en août. Sa veuve, Brittany Harris, a précisé que la Maison-Blanche avait offert d’organiser un appel avec Donald Trump, mais que cela ne s’est jamais concrétisé. Elle n’a de plus reçu aucune lettre de sa part, mais a obtenu beaucoup de soutien du côté du Pentagone et d’autres membres du gouvernement.

Etienne J. Murphy, 22 ans, est mort le 26 mai après un accident à bord d’un véhicule blindé, en Syrie. Ni ses parents ni sa veuve n’ont reçu de lettre ou d’appel du président Trump. Aaron Butler, 27 ans, a été tué le 16 août à l’intérieur d’un édifice piégé, en Afghanistan. Sa mère, Laura Butler, et un porte-parole de la famille, Bill Boyle, ont dit que Donald Trump n’avait pas appelé, mais que d’autres représentants du gouvernement l’avaient fait.

(The Associated Press)