95e Foire royale agricole à Toronto ; une importante visibilité pour le Nord de l’Ontario

8 novembre 2017

Andréanne Joly (Le Voyageur)

Une cinquantaine d’entreprises nord-ontariennes participent jusqu’au vendredi 10 novembre à la 95e Foire royale d’hiver de l’agriculture à Toronto, l’une des foires agricoles les plus importantes au monde.

La nouvelle coordonnatrice du Concours international de labour et exposition rurale qui se déroulera à Nipissing Ouest en 2019, Catherine Levac-Lafond, en est à sa première présence à la Foire, dans le pavillon agroalimentaire du Nord de l’Ontario. Son kiosque est aménagé entre celui d’un éleveur d’alpagas et une compagnie de savons et conserves de l’ile Manitoulin. « J’ai découvert qu’il y a des fermes d’alpagas dans le Nord de l’Ontario », disait-elle lundi au Voyageur, enthousiaste. « C’est beau à voir, un évènement qui rassemble des gens de partout et qui fait valoir nos produits locaux. J’ai la chance de découvrir des petits commerces qui vendent des produits uniques. »

Diversité de l’offre

Le pavillon agroalimentaire du Nord de l’Ontario, aménagé en plein centre du centre d’exposition, met en lumière la diversité des produits issus du Nord ontarien. Poisson, produits du verger, quinoa, fromages, vodka et bières, savons, confitures, produits botaniques, chaga, spécialités autochtones, artisanat… Du Moyen-Nord, on compte une importante délégation de l’ile Manitoulin. Il y a aussi des participants comme CJ Pies’n More de Warren et l’éleveur de bisons Graywalk de Noëlville.

La diversité s’observe aussi dans les zones argileuses qui bordent la route 11, du Témiscaming à Hearst en passant par Timmins : éleveurs d’alpagas et de chèvres, cultivateurs de sarrasin et producteur de miel, fromagers et distillateurs représentent leur région à Toronto. Ici, on a déjà gouté aux bienfaits de la Foire royale, qui doit attirer cette année 320 000 visiteurs.

La Fromagerie kapuskoise et la Distillerie Rheault, respectivement de Kapuskasing et de Hearst, participent depuis quelques années à la Foire agricole d’hiver et les retombées de l’évènement sont probantes — entrée dans certains restaurants, prix provinciaux, développement de la clientèle… Mme Levac-Lafond renchérit : « J’ai parlé à quelqu’un qui me disait que c’était le plus gros évènement de l’année, où elle fait le plus de vente. »

Importante visibilité

Le pavillon agroalimentaire du Nord de l’Ontario est financé à raison d’un peu moins de 500 000 $ par l’organisme fédéral FedNor. Il en est cette année à sa 17e édition.

« C’est un évènement qui a de l’ampleur, constate la coordonnatrice du Concours international de labour. J’ai rencontré des gens de partout. Il y a des gens de l’Europe et de l’Algérie qui sont arrêtés à notre kiosque. Ça donne une belle visibilité non seulement pour notre évènement, mais pour tout le Nord de l’Ontario. On a la chance de se faire voir dans un monde qui n’a pas nécessairement la même réalité que nous, mais les gens sont vraiment intéressés à venir nous découvrir. »

Pour le Concours international de labour comme pour les autres exposants, la visibilité est aussi bienvenue. « Les gens se rendent compte que, oui, on est dans le Nord, mais qu’on n’est pas si loin que ça, dans le fond, indique Mme Levac-Lafond. Il y a beaucoup de fermiers qui arrêtent à mon kiosque. On a eu un bel intérêt de la population de la région de Toronto et du Sud-Ouest de l’Ontario. »