« Ford, Ford, Ford », ont scandé quelque 500 militants réunis lundi soir à Ottawa lors d’un rassemblement pour souligner le passage dans la région du chef du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, Doug Ford, accueilli en grande pompe avec la chanson Eye of the Tiger.

Un événement lors duquel le principal intéressé a tiré à boulets rouges sur son adversaire libérale Kathleen Wynne, et ce, du début à la fin de son discours d’une quinzaine de minutes dans une salle comble du Sportsplex de Nepean.

« Il ne reste que 53 jours à faire avant le soulagement, mes amis », a d’emblée lancé M. Ford sous une salve d’applaudissements, faisant référence à une possible victoire des progressistes-conservateurs lors des élections provinciales du 7 juin.

Selon lui, la première ministre actuelle a oublié que ce n’est pas « le peuple qui doit travailler pour le gouvernement, mais plutôt le gouvernement qui doit travailler pour la population. »

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Doug Ford était entouré pour l’occasion de candidats dans la région, soit la députée actuelle de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod, ainsi que Cameron Montgomery (Orléans), Merrilee Fullerton (Kanata-Carleton), Karin Howard (Ottawa-Sud) et Fadi Nemr (Ottawa-Vanier).

M. Ford soutient que Mme Wynne a « zéro respect » pour les payeurs de taxes et que la dette s’est accrue de 300 % depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux.

Interrogé par Le Droit, un jeune militant n’a pas hésité à expliquer pourquoi il compte voter pour les progressistes-conservateurs lors du scrutin dans sept semaines.

« Il a une vision positive pour l’Ontario, car en ce moment on voit qu’il y a beaucoup de gaspillage. Il est un leader charismatique, un homme du peuple. Il est sur le terrain et pour moi, c’est vraiment important d’avoir quelqu’un qui est à l’écoute. […] Quant à Mme Wynne, il y a un manque d’honnêteté avec elle. On dirait qu’elle prend sa place pour acquis », de dire Steven Travale.

Après avoir enflammé ses militants, l’ancien élu municipal de Toronto et frère du défunt maire Rob Ford a serré des mains et pris des photos avec ceux-ci pendant plus d’une heure, refusant par contre de s’adresser aux journalistes. Fait à noter, l’ancien maire d’Ottawa Larry O’Brien était présent lors du rassemblement, étant présenté par la députée Lisa MacLeod comme un partisan de la « Ford Nation ».

Plus tôt dans la journée, M. Ford s’est entretenu avec l’actuel maire d’Ottawa Jim Watson pour parler des priorités de la capitale fédérale, discutant par exemple du train léger.

Pas d’engagements pour les Francos

À l’heure du dîner, le nouveau chef du parti a aussi prononcé un discours entièrement en anglais devant des militants réunis dans un restaurant d’Orléans, un secteur où le tiers de la population est francophone.

Sur place, il a entre autres promis que les travailleurs au salaire minimum n’auraient plus à payer d’impôt si le parti qu’il dirige est porté au pouvoir par la population ontarienne pour la première fois en 15 ans à la fin du printemps. Il n’a cependant pas annoncé d’engagements spécifiques envers la communauté francophone.

Bilingue, son candidat dans Orléans, Cameron Montgomery, n’a pas fait d’allocution, mais a indiqué aux médias que son chef avait à cœur les intérêts des Franco-Ontariens même s’il ne maîtrise pas la langue et qu’il veut que tout le monde soit traité équitablement.

« Je pense qu’il a été tout à fait clair quant à son ouverture à la francophonie ontarienne. Il est ouvert à l’Université de l’Ontario français, de consulter les députés et le caucus. […] Il ne veut mettre personne sur un piédestal, il veut répondre aux besoins de tous et toutes. Il est là pour le peuple », a dit le candidat qui croisera le fer aux urnes entre autres avec la ministre Marie-France Lalonde.