TTAWA - L’armée canadienne a pris de l’ampleur dans ses rangs supérieurs à un rythme beaucoup plus rapide que dans le reste de sa structure au cours des 15 dernières années, alors que des dizaines de généraux et d’amiraux se sont ajoutés, indiquent de nouvelles statistiques.

Il y avait 130 généraux et amiraux en janvier 2018, comparativement à 81 lors du mois correspondant de 2003, une augmentation de 60 pour cent sur une période durant laquelle le reste du corps des forces armées a crû par moins de deux pour cent.

Le chef d’état-major de la défense, Jonathan Vance, a défendu en entrevue mercredi l’ajout de ces éléments et a dit avoir l’intention de faire croître encore plus les rangs supérieurs dans les prochaines années en raison de nouvelles demandes et de nouveaux défis.

M. Vance a fait valoir à La Presse canadienne qu’il n’y avait pas une corrélation directe entre le nombre d’officiers généraux et le nombre de membres des forces armées, disant que l’armée «ne fait pas accéder (des membres) aux rangs d’officiers généraux simplement parce qu’elle veut plus de généraux».

Des experts de la défense sont divisés sur la pertinence de l’expansion rapide des rangs supérieurs, certains y voyant une nécessité, alors que d’autres s’inquiètent d’un manque possible de ressources dans d’autres portions des forces armées, particulièrement en termes de préparation au combat.

Un examen de haut niveau mené en 2010 par le lieutenant-général de l’époque Andrew Leslie, aujourd’hui député libéral fédéral et secrétaire parlementaire pour les relations entre le Canada et les États-Unis, appelait précisément à une réduction des postes de hauts dirigeants militaires.