Hearst se voit donner un an de répit de la part du gouvernement provincial quant à la répartition des coûts du CASSDC.

Peu de temps avant le temps des Fêtes, le 21 décembre 2018, la Ville de Hearst a reçu une lettre de la part de la ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa McLeod.

La lettre indiquait l’intention du gouvernement de repousser la recommandation de Timmins, qui voyait un changement à la formule de répartition des coûts du conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane. Le délai s’applique jusqu’à la fin de 2019.

Pour le maire de Hearst, Roger Sigouin, c’est une bonne chose. « Le gouvernement va repousser la recommandation (de Timmins) encore pour un an », explique M. Sigouin. « C’est en espérant qu’on va être capable de s’assoir alentour de la table puis arriver à une entente pour tout le monde. »

Le problème qui entoure le CASSDC, présentement, c’est le changement à la formule de la répartition des coûts. Hearst serait forcé à payer près de 450 000 $ de plus. Cette hausse engendrerait une hausse de taxe de 11,8 %.

« Quand 1 % de taxe va chercher 38 000 dollars », déclare M. Sigouin, « faites le calcul qu’il faudrait monter les taxes considérablement. »

Le maire de Hearst explique que cette hausse de taxe ne rapportera rien à la communauté.

« Présentement, la Ville débourse près de 800 000 dollars », précise M. Sigouin. « Avec l’augmentation de 450 000 dollars, c’est un montant totalisant 1,2 million de dollars qui ne rapporte rien à la Ville. »

Si rien ne s’ajoute, l’élu de Hearst espère au moins que rien ne se perde.

Nouveau maire

Selon Roger Sigouin, cette recommandation est le résultat de l’égocentrisme de l’ancien maire de Timmins, Steve Black, qui ne « pensait qu’à lui ».

Avec un nouvel élu à la barre de Timmins, le maire de de Hearst ressent une meilleure complicité et un intérêt à coopérer. Cependant, la décision de revoir la division du financement est maintenant dans les mains du ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, indique Sigouin.

La lumière dans cette noirceur pour la Municipalité de Hearst, c’est qu’elle ne demeure pas la seule collectivité dans cette impasse. Elle se retrouve alliée avec les villes de Kapuskasing et de Cochrane, toutes les deux aussi prises avec des hausses de subvention.

Ensemble, les municipalités ont un an pour s’assurer de la révision de la formule de financement.