Les conseillers municipaux ont approuvé lors de la réunion du mardi 6 février une augmentation de 8 % sur le taux d’eau pour l’année 2018 en but de réduire le déficit accumulé qui est prévu à 540 000 $ pour l’eau et près de 900 000 $ pour les égouts.

Une augmentation de 8 % représente une augmentation d’environ 30 $ par année pour une personne seule et 75 $ pour une famille de quatre, selon Manon Higgins, trésorière.

Dans l’actuel, une augmentation de 20 % est requise pour équilibrer le budget sans commencer à réduire le déficit accumulé, dit Mme Higgins.

« À ce rythme-là, il est peu probable que le service d’eau et d’égout de la Ville de Hearst demeure dans un bon état », dit-elle.

« Il faut donc graduellement augmenter les taux afin de collecter suffisamment de revenus et maintenir les infrastructures qui nous permettent d’offrir des services sécuritaires à la population. »

Cela ne veut cependant pas dire que les taux vont monter à 20 % ou plus, puisqu’il y a plusieurs variables, comme le taux de consommation, les subventions accordées et les bris inattendus.

Une augmentation de 8 % maintenant est « acceptable » pour les résidents, ajoute Mme Higgins, soulignant que le taux est « beaucoup » moins élevé qu’à Kapuskasing et Cochrane.

Le taux d’égout n’a pas augmenté.

« L’eau et les égouts doivent s’autofinancer et les utilisateurs doivent payer selon leur consommation afin que les dépenses d’eau et d’égout ne soient pas absorbées par la Ville. De cette façon, les utilisateurs payent pour le service d’eau et d’égout selon leur consommation et l’argent récolté par les taxes n’est pas utilisé pour financer ce service. »

Mme Higgins a répondu ne pas savoir pourquoi la Municipalité n’a pas attaqué le déficit plus tôt, soulignant qu’il y a eu un changement de personnel dans les dernières années, dont la trésorière et l’administrateur en chef.

Elle a aussi dit que le plan d’eau de 10 ans prévoyait une augmentation de consommation de 3 %, qui ne s’est pas produit.

En fait, les citoyens consomment moins d’eau qu’ils consommaient dans le passé. Mme Higgins suggère que la baisse de population ainsi qu’une augmentation de sensibilisation aux problèmes environnementaux expliqueraient la baisse de consommation.

« Il est important de comprendre que les normes environnementales ne cessent d’augmenter et que notre infrastructure est vieillissante. Bien que nous investissions annuellement dans l’eau et les égouts, les besoins sont plus importants que ce que le revenu actuel nous permet de dépenser. »